Travaux (2ème partie)

Et voilà ! Les jours et les semaines passent et vous vous demandez « Mais que font-ils donc pour nous laisser sans nouvelles ? »

C’est que la remise en état de cette pièce que nous avons appelée « La salle du Trésor » n’est pas une petite affaire, sans oublier le froid qui, certains jours, nous a obligés de renoncer à travailler.

Dans notre précédent article, nous en étions à la préparation qui devait durer 2 semaines mais qui, en définitive, nous a pris le double de temps.


Alain hisse les seaux de chaux

C’est pendant cette période que le ferronnier est intervenu à l’entrée du grenier et que le menuisier est venu démonter les fenêtres, en bien mauvais état, pour en fabriquer d’autres à l’identique, qu’il viendra poser quelques semaines plus tard. Bref, pendant ces moments nous sommes bien à l’étroit dans cette petite pièce d’à peine 16 mètres carrés !

Le travail le plus dur et le plus salissant va maintenant commencer : il s’agit de remettre une couche d’enduit de manière à obtenir des murs aux têtes de pierre apparentes. Fort heureusement, nous disposons d’une gamelle à enduire pneumatique. Ce n’est pas très facile à manier, mais ça nous évite de projeter l’enduit à la main, ce qui aurait constitué une opération fatigante et beaucoup plus longue.

Alain en profite pour enduire également quelques parties du mur de la tourelle.


Alain enduit le couloir de la tourelle

Il nous faut maintenant attendre que l’enduit sèche avant de le blanchir et, avec le temps humide, cela va demander plusieurs jours. Mais nous ne restons pas les bras croisés : nous en profitons pour rectifier l’alignement du foyer de la cheminée et aussi pour nettoyer et passer à l’huile de lin les poutres de la charpente.

Enfin, l’enduit est prêt à être recouvert d’une couche de chaux blanche. La pièce commence à avoir fière allure.

Mais un gros travail nous attend encore : le parquet. La première chose est de mettre en place des lambourdes sur le plancher existant. Le niveau de celui-ci variant selon les endroits, nous sommes contraints d’utiliser de nombreuses cales de diverses épaisseurs pour que nos lambourdes soient bien horizontales. C’est un travail qui demande de la patience, mais qui est nécessaire pour que le parquet se pose sans (trop) de difficultés.


La partie supérieure de la charpente

La partie supérieure de la charpente

La pose des lambourdes enfin terminée, nous commençons la pose du parquet. Celui-ci est en châtaignier. Il a été décidé de réaliser un parquet dit « à la Française », c’est à dire avec des lames de différentes largeurs et longueurs. Notre parquet se compose donc de lames de 7, 9 et 11 cms de largeur, disposées en rangées alternées, et de 35 à 110 cms de longueur ,disposées aléatoirement. C’est un travail assez simple mais qui demande de l’application pour obtenir un bon résultat.

Une fois posé, nous devrons attendre, avant de le teinter et de l’encaustiquer, que le menuisier vienne remettre en place les fenêtres toutes neuves et que l’électricien fasse son oeuvre.

Mais pas question de se reposer pour autant. Le temps passe très vite et les jours nous séparant de l’ouverture du château au public sont de moins en moins nombreux.

Alors nous profitons de cet intermède pour fabriquer, avec les restes de lames de parquet, une porte destinée à fermer le grenier en dehors des heures de visite. En effet, nos « ennemis » principaux dans ce château sont les volatiles de toutes sortes (corneilles, pigeons, moineaux, etc…) dont certains, malgré tous nos efforts, parviennent à se faufiler dans le grenier et de là volent vers les autres pièces où ils font de gros dégâts.

Puis nous entreprenons le nettoyage du plancher du grenier, ce qui n’avait manifestement pas été fait depuis plusieurs années (je n’ose pas dire « siècles »…).


Le parquet est posé

Enfin, ça y est, le menuisier et l’électricien sont passés. Les travaux de « finition » peuvent avoir lieu : d’abord teinte en chêne foncé du parquet puis encaustiquage. Pendant le séchage, pose dans le grenier d’écrans devant les projecteurs éclairant la charpente, ces projecteurs étant trop éblouissants. Et maintenant, un peu d’huile de coude et le parquet se met à briller. Bon, il faudra d’autres couches d’encaustique pour obtenir un brillant parfait, mais pour une première, le résultat est satisfaisant.

Entre temps, les accessoires que nous avions commandés sont arrivés. Un magnifique mannequin destiné à devenir Antoine de La Rochandry, l’un des bâtisseurs du château, et son habillement Renaissance, une tapisserie médiévale représentant une scène de vendange, un coffre qui contiendra le « trésor » du seigneur des lieux.

Bon, ça y est, tout est en place. Un seul petit problème : nos pas laissent des traces sur le parquet ! Allez, vite, nous passons 2 couches de vernis incolore sur les marches de la tourelle. Bon, ça va déjà mieux mais il va falloir autre chose. Un tapis ! Voilà la solution. A ce jour, 29 avril, il vient d’être acheté et nous le poserons la semaine prochaine…

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