TRAVAUX 2018-2019 AU CHÂTEAU DE NEUVICQ-LE-CHÂTEAU

Après la réfection et la mise en valeur au cours des années précédentes de plusieurs pièces du château, la dernière en date étant la “Salle du Trésor” qui fit l’objet de la campagne 2017-2018, il a été décidé de restaurer au 1er étage les 2 salles d’expositions ainsi que le petit couloir qui permettait, naguère, d’accéder à la passerelle menant à la chapelle du château aujourd’hui disparue.

Conscients qu’il s’agit de travaux d’envergure qui devront être terminés mi-avril, nous les commençons dès le début du mois de novembre 2018. 3 bénévoles vont y participer et apporter chacun leurs compétences, leur énergie et leur bonne humeur. L’ouvrier municipal de la commune sera mis à leur disposition par la municipalité pour leur donner ponctuellement un coup de main.

Avant les travaux, la situation globale est la suivante :
– les tentures sont défraîchies et poussiéreuses. Sous celles-ci les murs ont besoin d’un ravalement complet ou partiel suivant les endroits ;
– les solives et les poutres du plafond ont besoin d’un bon nettoyage et d’une couche de peinture ;
– le sol, au niveau inégal, est rapiécé et environ un tiers des tomettes se cassent et s’effritent. Il va falloir trouver le moyen de les remplacer. Après réflexion nous optons pour la réalisation d’un plancher partiel. Il fera le tour de la pièce sur une largeur de 1,30 mètre. La carré central restant ainsi que quelques autres points de la salle seront recouverts avec les tomettes encore utilisables. Cette solution nous parait sur le moment la plus simple, mais nous verrons qu’elle a engendré des complications mais aussi, fort heureusement, des satisfactions.

Après ces constats, la réalisation de quelques plans et la commande des matériaux nécessaires, nous nous lançons dans cette nouvelle aventure en commençant par les murs.

Les bois du mur à colombages étaient recouverts de plâtre. Francis met un soin particulier à le remettre en état avant de passer les bois au brou de noix. Le résultat final sera superbe.

Rapidement, nous procédons à l’enlèvement et au tri des tomettes en commençant près du mur à colombages (Photo de droite). Sur 50 à 60 centimètres de largeur et sur toute la longueur de la pièce ces tomettes sont posées sur un lit de sable d’environ 15 centimètres d’épaisseur. Ce sable recouvre lui-même un lattis formé de bâtons de chêne reposant sur des solives. Sur ce lattis s’accroche le plâtre qui constituait, entre les solives, le plafond de la pièce située en-dessous, c’est à dire la salle boisée, avant que des planches soient clouées sous ces solives. Nous distinguons le dessus de ces planches, recouvert de gravats, sur la photo de droite.

Après cette première partie, et sur toute la surface restante de la salle, nous trouverons entre le lit de sable dont l’épaisseur se réduit à 8 à 10 centimètres et le lattis, une plaque de chaux durcie d’environ 5 à 7 centimètres. Elle est visible sur la photo du milieu, entre les tomettes et le lattis.

Sur la 3ème photo ci-dessus vous pouvez également distinguer une décoration en forme de fleur que nous retrouverons à l’identique sur les solives situées près de l’entrée de la petite salle. Elle est reproduite ci-contre.

Sur 2 autres solives, nous découvrons un autre type de décoration constitué de 2 éléments distincts peints dans le même alignement et séparés d’un motif en forme de fleur comme celui ci-dessus. Le tout mesure environ 3 mètres. Nous reproduisons ci-contre ces 2 éléments. Lorsque les travaux seront terminés, ces décorations ne pourront plus être vues du public. Nous prévoyons donc de les reproduire à l’identique sur le haut des murs de la grande salle. Ce travail sera accompli à la fin du mois d’avril.

Si l’on considère les différentes couches de matériaux : tomettes, sable, couche de chaux durcie, lattis de chêne, plâtre sous ce lattis, auxquelles il faut ajouter les planches clouées sous les solives, je vous laisse imaginer le poids supporté par les dites solives et les poutres !!! Heureusement que ces dernières sont de section imposante..

Notre première idée est de fixer les lambourdes destinées à supporter le plancher sur la plaque de chaux. Mais nous nous apercevons rapidement, au fur et à mesure que nous la découvrons, qu’elle est fendillée, friable et qu’elle ne constituera pas un support assez solide.

Nous devons donc nous résoudre à l’idée que partout où nous avons prévu un plancher, nous devons mettre les solives à nu (Photo de gauche) puis les recouvrir de plaques d’aggloméré (Photo de droite).

Au fur et à mesure de notre travail, les matériaux s’accumulent et nous les entreposons un peu partout.

Enfin tous ces travaux préparatoires sont terminés. Nous sommes au début du mois de février et il faut tout remettre en ordre pour la mi avril, période à laquelle le château sera ouvert aux visiteurs. Il n’y a pas de temps à perdre !

Nous procédons à la pose d’un “ceinturage” formé de lambourdes en chêne posées verticalement qui va constituer une séparation entre les tomettes et le plancher.

Dès le début de cette pose, Guy commence à coller des tomettes carrées qui vont former un motif sur tout le tour de la pièce.

Pendant ce temps d’autres tâches se poursuivent. A gauche, Alain, l’ouvrier municipal, participe aux travaux de peinture. A droite, Francis restaure avec soin la cheminée de la petite salle.

Puis, la pose du plancher peut commencer.

Pendant que nous procédons à cette pose, Francis nettoie les tomettes hexagonales qui vont être posées dans le carré central préparé à cet effet.

Enfin, après plusieurs jours à « jouer dans son bac à sable », Guy pose la dernière tomette en présence de Guilaine Baudrit, Présidente de l’AMACS et de Pierre Denechère, maire de Neuvicq-le-Château (il n’y avait rien d’officiel, ils étaient là par hasard…).

Plus que quelques jours avant l’ouverture ! Comme il nous reste du plancher nous rénovons celui du petit couloir et nous installons le nouveau système d’accrochage et d’éclairage des tableaux qui seront exposés pendant la saison. Un premier essai nous satisfait pleinement.

Un bon nettoyage et enfin cette partie du château peut à nouveau recevoir du public. Depuis le début du mois de novembre il aura fallu aux 3 bénévoles environ 1850 heures de travail, dans des circonstances parfois difficiles – il ne fait par exemple pas très chaud en hiver dans cet édifice parcouru par les courants d’air (à moins que ce ne soit par des fantômes…). Mais le résultat est là, comme vous le montrent ces 2 photos de la première exposition de la saison, exposition dont nous vous parlerons dans un très prochain article.

Ah ! Au fait, si vous désirez exposer, plusieurs crénaux sont encore disponibles. N’hésitez pas à nous contacter. Vous trouverez toutes les informations utiles sur ce site.

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